Peintre, écrivain, conférencière, médiatrice
Enseigne sa philosophie depuis 1980
Fondatrice et Présidente de l’Association Duchamps-Libertino pour l’encouragement de la sagesse et de la paix dans le Monde
Fondatrice de l’École d’éveil philosophique pour enfants et adolescents
Crée la Formation de médiateurs en 2004
Crée la Formations de médiateurs pour la paix
dans les pays en conflits ou sortant de conflits en 2009

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Martine Libertino naît le 8 février 1949 à Hauteluce, en France. D’origine italienne, elle passe la première partie de sa vie dans le Midi où elle fait ses études primaires et secondaires, fréquente les Beaux-Arts et suit une formation de décoratrice. Sa famille lui témoigne très peu d’amour et elle ne trouve auprès de ses parents aucune image positive du monde adulte, ni encouragement à développer ses qualités et ses dons. Alors que ce climat conflictuel devrait éveiller colères et frustrations, il ne fait qu’amplifier sa compassion et son amour pour les plus faibles et pour l’humanité en général.

À sept ans, passionnée de lecture et de danse classique dans lesquelles elle se réfugie, elle veut devenir écrivain. Malgré les encouragements de personnes compétentes, ses parents empêcheront ces deux vocations. Elle compose ses premiers vers à dix ans. Tous ses poèmes – écrits entre dix et trente ans – montrent déjà sa grande préoccupation pour l’âme humaine, les injustices et le rejet de la différence.

En 1968, à l’âge de dix-neuf ans, à la suite d’évènements douloureux, elle quitte sa famille et s’installe à Genève où elle exerce son métier de décoratrice avant de concrétiser sa vocation de peintre dans les années 70. Dès ses premières œuvres, sa peinture abstraite donne le témoignage de son besoin incessant d’espace et de liberté. L’acrylique et les grands formats répondent à son besoin d’exprimer en même temps puissance et sensibilité. À la peinture gestuelle, elle associe sa vision du Monde en écrivant ses poèmes sur la toile. Tout en travaillant dans l’abstraction, c’est dans la nature – tout particulièrement le ciel et la mer – qu’elle trouvera le plus d’inspiration. À partir de 1976, elle vit de son art.

Au début des années 80, de nouvelles épreuves l’amènent à découvrir un don de guérison qu’elle possédait depuis son enfance mais refusait de voir. Dès ce moment, en parallèle à sa carrière de peintre, d’avantage à l’écoute des autres et de sa spiritualité, elle consacre de plus en plus de temps au travail thérapeutique. Dès 1986, son savoir – qu’elle mettait au service de la guérison – évolue et se concentre désormais sur les problèmes liés plus directement à la psychologie de l’âme. Pendant cette période, elle expose régulièrement et crée une série de toiles petits formats gris dont le motif unique et central attire le regard comme une fenêtre sur l’intérieur de l’âme. Elle continue sa recherche sur les différents tons de gris avec l’acrylique.

De 1986 à 1988, elle rédigera ce qu’elle perçoit de l’âme humaine et des différentes personnalités de l’Homme qu’elle classera en neuf individualités spécifiques. Elle approfondit ce travail en décrivant plus précisément les qualités et les programmations émotionnelles de chacune de ces individualités, les attitudes qui en découlent et offre des techniques de travail simples et rationnelles à utiliser dans la vie de tous les jours. Elle commence à élaborer les bases de sa philosophie qu’elle concrétisera dans sa vie personnelle et dont elle prouvera les effets dans les résultats de son enseignement auprès de ses patients et, plus tard, de ses élèves.
Son travail centré sur les problèmes émotionnels du subconscient attire un nombre croissant de personnes et force Martine Libertino à abandonner, pour un temps, la peinture.

En 1991, elle publie son premier ouvrage La voie spirituelle, réflexions et enseignement (épuisé) et donne naissance à son fils Jonathan. Cet événement aura une grande influence sur la suite de son parcours et la conduira à se pencher d’autant plus sur l’importance de l’éducation. La même année, elle publie son ouvrage Recueil de prières et de méditations.

Martine Libertino consacre les années qui suivent à plusieurs types d’activités. Elle continue à dédier une grande partie de son temps à ses consultations thérapeutiques. Elle poursuit également son travail d’écriture et publie, en 1993, Le Jardin initiatique, voie de sagesse. C’est également au cours de cette période qu’elle commence à transmettre ses connaissances, d’abord sous forme de conférences et de séminaires consacrés à différents sujets de philosophie et thèmes généraux tels que la santé, le racisme, le couple, la famille, etc. Dès cette période, elle suit de nombreux patients subissant des troubles psychiques qu’elle ne considère pas comme des malades mais comme des personnes capables de maîtriser leur désordre émotionnel.

Dès 1994, tout en maintenant les séminaires, elle crée sa formation de base (d’une durée de trois ans en cours mensuels) centrée sur l’enseignement des personnalités et de leurs programmations émotionnelles découlant de l’enfance et des techniques de déprogrammation permettant de dépasser les souffrances qui y sont liées. Ces cours se tiendront à Bienne, Neuchâtel, Genève et Lausanne pendant une dizaine d’années. Les ouvrages La philosophie de l'être (tomes 1 et 2), parus respectivement en 1995 et 1999, contiennent les principaux éléments de cet enseignement.

Elle reprend sa peinture, plus abstraite, et oriente ses recherches en utilisant des gazes et des toiles médicales qu’elle travaille avec l’acrylique. Elle réalise de grands panneaux et des petits formats. Elle commence à travailler sur papier kraft et des papiers précieux comme les papiers Japon.
Depuis longtemps, elle est attirée par l’Asie et la perfection de l’art japonais. Dans les années 1990, cette influence la conduit à épurer ses œuvres. Elle commence un travail sur le bleu et le blanc qui rejoint sa recherche de pureté et de sagesse. Il donnera naissance à de nombreuses toiles qui feront l’objet d’une exposition et marqueront le début de ce qu’elle appellera ses calligraphies.

Les années 90 marqueront aussi, pour Martine Libertino, le début d’un engagement important en faveur de la paix dans le monde qui se concrétisera par des interventions de médiation au plus haut niveau dans le conflit en ex-Yougoslavie. En 1992, seule, elle lance une pétition pour demander la paix dans ce pays et récolte six mille signatures en quatre jours. Elle est sollicitée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) à participer à une exposition itinérante en hommage à Bertha Von Suttner, première femme prix Nobel de la paix, et à d’autres femmes poursuivant les mêmes objectifs. Dans ce cadre, elle aura l’occasion de donner une conférence à l’ONU mettant en exergue les liens entre la paix intérieure (qu’elle enseigne au travers de la typologie des personnalités) et la paix au niveau mondial.

En 1994 et 1995, elle n’aura de cesse d’œuvrer en faveur de la paix en ex-Yougoslavie. Son action commence par la remise d’une lettre ouverte, accompagnée d’une pétition signée par six mille personnes, demandant la paix aux différents belligérants. Au cours des deux années suivantes, elle poursuit son action et rencontre régulièrement les ambassadeurs et les représentants en poste à Genève de la République Fédérale de Yougoslavie, de la Slovénie, de la Croatie, de la Bosnie-Herzégovine et de la République Serbe de Bosnie. Elle mène également des actions auprès des présidents Milosevic, Izetbegovic, Karadzic et Tudjman, ainsi qu’auprès des délégations négociant des accords de paix.

Sur invitation officielle du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), Martine Libertino se rendra également trois fois dans la région de Belgrade. Elle y rencontrera des artistes, des philosophes, des militants politiques opposés au régime et des intervenants humanitaires qui la conforteront dans sa vision du conflit. Elle rencontrera également sa Sainteté le Patriarche Pavle 1er, chef de l’église orthodoxe (enregistrements) et, sollicitée par les médias yougoslaves, aura l’occasion à plusieurs reprises de partager ses idées par le biais de la radio et de la télévision. À la suite de ces séjours, elle rédigera des rapports, notamment sur les conditions du peuple en Serbie et sur les conséquences des sanctions qui leur sont imposées par l’Occident. Ces rapports seront envoyés aux dirigeants du monde entier.
Convaincue que les puissances occidentales, en mettant l’ensemble du peuple serbe au ban des nations, manquent de neutralité et agissent par intérêt, empêchant par là-même de trouver une issue au conflit, elle alerte à plusieurs reprises les gouvernements du monde ainsi que l’ONU. Elle informe également les médias suisses et internationaux ainsi que de nombreuses personnalités telles que le Dalaï-Lama et le Pape. En 1994, ayant visité des camps de réfugiés et des hôpitaux, Martine Libertino organise des actions humanitaires en Serbie et en Bosnie (récolte de produits alimentaires, médicaments, vêtements, argent, etc.) dont elle accompagnera l’acheminement sur place, en faveur de familles réfugiées serbes, croates, musulmanes et d’hôpitaux pour enfants.

En 1995, Martine Libertino consigna cette action d’envergure – qui représenta une importance fondamentale dans son parcours – dans un livre La Yougoslavie sacrifiée, ou comment sacrifie-t-on les peuples sur l'autel de la raison d'état. Cette action confirma en effet sa vocation à travailler pour la paix dans le Monde, sa motivation et sa capacité à mettre son idéal en pratique au plus haut niveau. Par ailleurs, cette expérience confirma l’importance capitale de la neutralité d’un médiateur face à l’émotion générale qui risquerait d’influencer et de perturber sa compréhension d’un événement et d’un conflit.
Cette action lui donna également l’impulsion de concrétiser son rêve en créant l'Association Duchamps-Libertino pour l'encouragement de la Sagesse et de la Paix dans le Monde.

En 1998, l’Association Duchamps-Libertino voit le jour. Cette association, se situant en dehors de toute ligne politique et religieuse, aura pour buts …d’encourager l’entraide, la paix et la sagesse dans le Monde, ainsi que toutes les actions cherchant à améliorer la reconnaissance des besoins de chacun et la communication lors de conflits entre les peuples, au sein des groupes et entre les personnes, dans les domaines de la santé, de la justice et de la pédagogie.. Ses principes sont les suivants :

  • Ne pas combattre la haine mais encourager la paix dans le Monde.
  • Ne pas combattre le racisme mais inciter les êtres humains à se comprendre.
  • Ne pas combattre l’égoïsme et l’intérêt mais enseigner la responsabilité envers les plus faibles.
  • Ne pas combattre l’injustice mais encourager la véritable justice basée sur la neutralité de jugement et la sagesse.

En 1999, elle quitte Genève et s’installe à Neuchâtel. Avec l’Association Duchamps-Libertino, elle mène plusieurs actions dans le cadre des événements au Kosovo et, en 2001, des attentats terroristes survenus aux Etats-Unis le 11 septembre (appels aux peuples du Monde entier et aux dirigeants politiques notamment par le biais de lettres ouvertes, de courriers électroniques ayant circulé largement sur internet, d’entretiens avec des hauts fonctionnaires suisses, etc.)
Pendant cette période, elle aura des difficultés à concilier la peinture avec l’écriture et les multiples sollicitations de sa vocation à aider. Obligée de faire un choix, il ne se passera pas un jour sans qu’elle n’éprouve le besoin de peindre. Elle continue néanmoins ses activités artistiques grâce à la photo. Comme en 1986, elle cherche des fenêtres sur l’intérieur de l’âme, travaille la lumière et la transparence en photographiant l’intérieur des fleurs en Suisse et lors de ses voyages en Europe et en Asie et en les retravaillant sur ordinateur.

À partir de 2002, le travail de Martine Libertino se concentre d’avantage sur le monde de l’enfance et sur l’éducation. Cette motivation s’appuie sur le principe que la société ne trouvera pas d’amélioration tant que les individus qui la composent ne prennent pas conscience de leurs problèmes émotionnels et de leurs répercussions tant sur le quotidien que sur le gouvernement du Monde. Il apparaît ainsi primordial d’apprendre aux adultes à enseigner aux enfants la façon de se libérer des problèmes émotionnels qui, sans cela, les conduiront, sur un plan personnel et social, à de mauvais choix.

La même année, Martine Libertino et l’Association lancent une pétition pour l’introduction de cours d’éveil philosophique dans les écoles primaires et secondaires. Reposant sur la philosophie de Martine Libertino et sur l’enseignement des différents types de personnalités, ils permettraient de répondre à de nombreux problèmes identifiés par la Conférence des Directeurs de l’Instruction Publique (CDIP), notamment celui de la violence.
Parallèlement à cette action publique et politique, Martine Libertino publie le premier tome de Réflexions sur l'éveil philosophique de nos enfants à l'usage des parents et des enseignants et les Contes imaginaires de Jonathan. À l’occasion de leur parution, elle donne également de nombreuses conférences et participe à plusieurs débats (dans différentes universités, librairies, salons du livre en Suisse et à l’étranger, etc.).

En 2003, Martine Libertino crée sa Formation initiale et continue de médiateurs. Cette formation s’adresse en particulier aux personnes occupant des postes à responsabilités et ayant la charge d’autrui. L’enseignement de base – trois séminaires de trois jours – est suivi par la formation continue – quatre jours par année – qui accompagne, soutient et permet la mise en œuvre des connaissances acquises.
Dans sa formation, Martine Libertino condense l’essence de sa philosophie, de son enseignement et de son expérience gagnée au fil de ses nombreuses années de pratique thérapeutique. Par son enseignement, elle amène ses élèves à comprendre les attitudes issues de leurs émotions et les conséquences qui en découlent. Elle leur enseigne également le travail de médiateur et les qualités absolument indispensables à la résolution de toute forme de conflit, dans la vie familiale, professionnelle, politique ou dans des cellules de crise intervenant à l’étranger dans des contextes de guerre.

Dès 2004, elle retourne à Genève, prépare une exposition et peint près de cent cinquante toiles en deux ans. Elle reprend son travail de calligraphie mais délaisse l’acrylique pour l’encre de chine. Pour la première fois, dans sa carrière de peintre, elle s’intéresse au noir et au blanc et crée des multiples en épurant toujours plus ses calligraphies.
La diffusion de sa philosophie se concrétise de plus en plus dans les actions de l’Association. Ces dernières visent la remise en question et la transformation progressive des pratiques de nos institutions, particulièrement dans les domaines de l’éducation et de la psychiatrie.

En 2006, Martine Libertino crée son École d'éveil philosophique pour les enfants et les adolescents. Ces cours, dispensés en dehors des structures scolaires, dans différentes villes de Suisse romande, offrent à l’enfant ou à l’adolescent des clés lui permettant de comprendre le sens de sa vie et de ses responsabilités envers ses proches et ce qui l’entoure. Ils se concentrent sur l’étude et l’analyse de règles d’éthique, de sagesse, de comportement, de mises en pratique quotidiennes mais laissent la priorité aux règlements des problèmes immédiats dans le parcours scolaire de l’enfant, dans ses relations familiales ou sociales. Ils sont donnés par des médiateurs formés par Martine Libertino.
La même année, elle est invitée à enseigner sa philosophie lors de débats en Suisse et en Espagne.
Elle expose ses nouvelles œuvres dans son atelier et continue son travail d’artiste en préparant de futures expositions. Il lui tient à cœur désormais de tisser un lien entre sa philosophie, qu’elle enseigne depuis vingt-sept ans, l’écriture et la peinture. Cette démarche fera l’objet d’un nouveau projet de création.

En 2007, Elle termine le deuxième tome de l’ouvrage Réflexions sur l'éveil philosophique de nos enfants à l'usage des parents et des enseignants.
Martine Libertino est de plus en plus sollicitée dans le domaine de la médiation par diverses entreprises et institutions. Elle collabore à plusieurs projets novateurs (en particulier dans le domaine bancaire et sportif). Elle contribue également à la formation de collaborateurs au sein d’organisations à vocation sociale et humanitaire et les conseille pour certains des cas difficiles qu’ils doivent traiter (fondations contre la maltraitance et la protection des enfants). Enfin, dans le cadre d’actions de justice, elle suit des jeunes sous curatelle et leur famille et les aident à se réinsérer, à retrouver leur dignité, un idéal, et à renouer le dialogue avec les adultes qui les entourent.

Martine Libertino crée des groupes de travail sur la maltraitance, le viol, les problèmes de couple ou de société. Elle crée également des journées de travail pour jeunes (de 15 à 21 ans).
Elle crée également ses journées de consultations collectives pour adultes et couples.
Elle crée enfin des journées de travail avec des hommes et des femmes dans lesquelles elle aborde tout ce qui les concerne (leur rôle dans la société, leur carrière, leur couple, de fils et filles, de père et mère, sexualité, etc.). Ces journées se concluent par une journée de rencontre entre hommes et femmes pour un bilan commun.
Par cette démarche, Martine Libertino souhaite rapprocher l’homme de la femme et démontrer qu’aucune différence ne les sépare.

En 2008, elle écrit Réflexions à brûle-pourpoint sur ma philosophie. Cet ouvrage nous donne les premières bases de sa philosophie et, sous forme de paragraphes, nous offre un nouvel éclairage sur les mots que nous utilisons tous les jours et les concepts que nous invoquons sans en comprendre véritablement le sens.
Son travail de médiatrice pour la constitution et la (re)structuration d'équipes de travail prend de plus en plus d’importance et elle est de plus en plus sollicitée au sein d’entreprises et d’institutions en Suisse et à l’étranger.

En 2009, elle écrit son ouvrage Sauver notre société, utopie ou réalité dans lequel elle consigne les grandes lignes de sa philosophie et propose des solutions pour la progression de notre société en abordant les domaines les plus importants tels que le monde du travail, la technologie, l’éducation, la justice, la science, l’écologie et les concepts éthiques de l’Homme.
Conférences au Salon International du Livre de Genève :
Pourquoi nos institutions ne parviennent-elles pas à vivre les valeurs qu’elles prônent ?
Le bonheur au travail comme facteur d’efficacité n’est pas une utopie mais une nécessité
Son besoin de concilier sa carrière de peintre avec ses autres vocations de philosophe, écrivain et médiatrice s’affirme et s’équilibre.

Elle est invitée par l’ADEA (Association pour le développement de l’éducation en Afrique) à présenter l’École d’éveil philosophique et sa Formation de médiateurs lors de l’Atelier régional de l’ADEA du pôle qualité inter-pays sur l’éducation pour la paix à Mombasa au Kenya auprès des ministres africains de l’éducation.
En même temps, elle crée un projet-pilote pour l’éducation à la paix des adultes et des enfants dans les pays en conflits ou sortant de conflits qui englobe les problématiques actuelles de l’ensemble des pays d’Afrique. Lors de cet atelier, elle est sollicitée par le Ministre de l'éducation de la République du Congo, Maker Mwangu Famba, et le Professeur André Masiala da Solo pour qu'elle forme vingt-cinq médiateurs pour la paix dans leur pays.

Pour ce projet, elle crée la Formation initiale et continue de médiateurs pour la paix dans les pays en conflits ou sortant de conflits consacrée aux membres des gouvernements, aux cadres des institutions et de la société civile afin qu’ils comprennent l’importance des programmations de l’inconscient collectif d’un pays et de leurs conséquences sur l’état d’esprit et le développement intellectuel, économique et spirituel de ses dirigeants et de ses citoyens.
Avec l’étude des personnalités, cette formation propose une réflexion, une nouvelle vision des idéaux et des devoirs d’un dirigeant ou d’un chef d’entreprise envers la société – à quelque niveau qu’il soit – ainsi que des techniques de travail concernant les programmations émotionnelles qui ne manqueront pas d’influencer son jugement en même temps que celui de l’inconscient collectif du peuple ou des collaborateurs dont il a la charge.
Enfin, lors de sa participation à cet atelier, elle prend conscience que l’un des concepts de sa philosophie (qu’elle enseigne et prône depuis trente ans auprès des institutions européennes) La paix dans le Monde ne peut naître que par l’éducation des enfants est partagée par l’ensemble des ministres présents.

Son travail, à Kinshasa, débute en mars 2010 et elle constate la grande motivation des participants agissant aux poste-clés en matière d'éducation des adultes et des enfants.
En mai 2010, le Ministre de l'éducation Maker Mwangu Famba demande officiellement que la mission soit prolongée dans les années à venir afin que le travail de Martine Libertino s'étende aux autres régions du Congo et devienne un projet-pilote pour l'ensemble des pays d'Afrique. Cette demande ...ce projet-pilote dont les effets positifs sont perceptibles........mérite d'être étendu sur plusieurs années et au-delà de Kinshasa et dans d'autres pays africains, notamment de l'Afrique Centrale.... est consignée dans une lettre adressée à l'ADEA et aux organisations gouvernementales des grandes puissances.
La formation continue débute dès le deuxième semestre 2010.

Jusqu'en 2013, elle amplifie son travail en Afrique (Burkina Faso, Congo) et est mandatée par Enfants du Monde, à Genève pour former des médiateurs par la paix en Haïti. Plusieurs pays la sollicitent afin qu'elle enseigne sa philosophie et ses méthodes de travail (Côte d'Ivoire, Guinée, etc.) et afin qu'elle les aide à endiguer la violence et l'insécurité. Plusieurs demandes ne peuvent aboutir par manque de financement. Les résultats rapides et les changements profonds, au sein des populations, l'incitent à amplifier son aide qui dépend cependant du soutien financier de fondations, d'associations et de la coopération internationale. Elle souhaite, avant tout, accompagner son enseignement de programmes concrets permettant à chaque ONG et à chaque communauté de vivre de leurs revenus afin de qu'elles se libérent de la dépendance à l'Occident. Bien qu'elle continue ses formations de médiateurs et ses médiations en Suisse, ses nombreux voyages à l'étranger ne lui permettent plus de conférences et l'éloignent des médias.

En 2013, elle souhaite faire bénéficier la Suisse, pays qui l'a accueillie à l'âge de dix-huit ans, de son expérience en matière d'éducation des enfants, des adolescents et de formation des adultes. Elle décide de trouver un équilibre entre ses formations à l'étranger et son travail en Suisse (conférences et programmes d'enseignement adaptés à l'Europe, programmes d'enseignement pour les écoles, les prisons et les centres de réfugiés). Sortie de son ouvrage Sur le chemin de la paix entre l'Afrique et l'Occident, une vie pour bâtir le bonheur dans lequel elle retrace son parcours et parle du bonheur tout en continuant à faire bénéficier de ses réflexions sur les problèmes de notre société.

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