Introduction
La paix est indissociable de l’éducation des jeunes dès leur plus jeune âge ainsi que des adultes qui les entourent et les guident. S’engager dans un travail de déprogrammation des émotions de son subconscient et de l’inconscient collectif de son pays demande à l’Homme humilité, persévérance, détermination, amour de soi, solidarité, courage, mais il lui rendra bonheur et dignité, car il a le devoir de donner à ses enfants l’envie de lui ressembler.
Martine Libertino
présentation des actions de Martine
libertino à Kinshasa
Le Ministère de l’éducation du Kenya et l’Association pour le Développement de l’éducation en Afrique (ADEA) ont réuni en septembre 2009 à Mombassa les ministres Africains de l’éducation et les principales agences bilatérales et multilatérales de coopération au développement. Martine Libertino, invitée en qualité d’oratrice a présenté sa vision de l’éducation pour la paix ainsi que les différentes actions qu’elle mène (enseignement de sa philosophie pour la paix dans le Monde, formation de médiateurs, École d’éveil philosophique pour les enfants et les jeunes, médiations familiales ou en entreprises, etc.).
Le Ministère de l’éducation de la République Démocratique du Congo a sollicité l’ADEA pour que sa formation de médiateurs pour la paix puisse se tenir dans leur pays. L’ADEA a joué son rôle de facilitation en favorisant la collaboration entre la RDC et l’organisation OSISA (Open Society Initiative for Southern Africa) qui a décidé de soutenir cette initiative congolaise.
Les trois premières sessions à Kinshasa
De février à mai 2010 se sont tenues les trois premières sessions de cette formation en présence de 25 participants choisis par le Professeur André Masiala ma Solo et le ministère de l’éducation. Ils occupent de hautes responsabilités dans différents domaines (éducation formelle et non formelle, justice, protection de l’enfance, église, etc.). Ils sont tous en demande de moyens pour aider les enfants, les familles et les personnes de la société civile à résorber souffrances et inégalités afin de parvenir à la paix dans leur pays.
En français
Bulletin de l'ADEA - cliquer dans partenariats : "L'ADEA, catalyseur de l'éducation pour la paix en RDC"
En anglais
ADEA bulletin - cliquer dans Partnerships : "ADEA is catalyst for peace education in DRC"
Programme de la formation
La formation de Martine Libertino offre un travail en profondeur pour comprendre et supprimer les effets de la guerre sur l'inconscient collectif d’un pays et protéger les générations futures de ses séquelles. Elle inclut l’étude des causes et des symptômes des programmations émotionnelles individuelles et collectives d'un peuple (peurs, manque de confiance en soi, méfiance, sentiment d'injustice et rejet, passivité, etc.) se manifestant dans les différents domaines de la société ainsi que des techniques de travail précises.
La compréhension de sa personnalité et de ses émotions et celle des besoins réels de la société permet ainsi à chaque participant d'agir dans sa sphère de responsabilités pour aider son entourage familial et professionnel et pour participer avec dignité, courage et détermination à l'élaboration et à l'évolution de sa culture et de son pays.
Dès la première session, le professeur Masiala et les participants travaillent avec motivation, expriment leur désir de connaissances et l’urgence des besoins multiples de leur pays. Ils demandent également l’aide de Martine Libertino – qui a déjà élaboré des projets-pilotes adaptés aux problèmes spécifiques de la RDC – pour le suivi et la mise en pratique des connaissances acquises pour les années à venir.
Les volets principaux de la formation
À Kinshasa en rdc
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Acquérir la connaissance de soi et des autres. Trouver un équilibre entre ses besoins personnels et sa vocation à aider.
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Étude des personnalités humaines, des qualités inhérantes à ces personnalités et de la Conscience de l’Homme.
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Étude du subconscient, des causes et des conséquences des programmations émotionnelles (souffrances, peurs, colères, passivité, rejet, haine, indifférence, etc.), aux niveaux individuel et collectif.
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Connaissances des solutions, remèdes par des techniques de travail et mises en pratique aux niveaux individuel, familial, communautaire, professionnel, institutionnel, etc.
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Étude et compréhension de l’inconscient collectif (Afrique et RDC tout particulièrement) et des conséquences (séquelles) sur l’état d’esprit, les actes d’un peuple, le développement d’un pays et de son gouvernement.
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Prendre conscience de la responsabilité de l’Homme à tous les niveaux de la société et apprendre à ne pas la confondre avec la culpabilité.
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Aider les personnes (adultes, familles, jeunes et enfants) et la société grâce à la neutralité émotionnelle du participant et la claivoyance acquise(apprendre à gérer ses émotions).
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Se libérer du sentiment d’injustice et de la peur.
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Être capable de comprendre les avantages et les inconvénients de la culture en développant la volonté et la détemination de changer ce qui doit l’être (évolution sans révolution).
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Croire en ses idéaux tout en prenant conscience de la réalité, faire preuve de détermination et de courage afin de concrétiser ce qui est possible et de transmettre ses connaissances.
conduite et étapes du programme de la
formation de mars à mai 2010
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Fonctionnement de l’Homme. Étude des personnalités. Techniques de travail au quotidien dans tous les domaines de la société.
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Causes et symptômes des programmations émotionnelles aux niveaux individuel et communautaire. Répercussions sur l’inconscient collectif et les générations successives (guerres, famines, corruption, mauvaises gestions, injustices, passivité, etc.).
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La guerre et ses effets dévastateurs sur l’inconscient de l’Homme, sur son état d’esprit et sur le développement de son pays.
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La perte des êtres chers et le deuil, le désespoir et l’orgueil, la répression engendrant la révolte et la haine, le fanatisme et ses conséquences sur les jeunes générations.
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Compréhension, gestion et déprogrammation des séquelles émotionnelles de l’inconscient collectif du Congo (des tributs à la colonisation et à l’indépendance) et des évènements qui ont marqué son histoire depuis plusieurs siècles.
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L’importance du travail de déprogrammation des émotions :
1. Pour comprendre la véritable signification du pardon et concevoir qu’il est plus constructif que la haine.
2. Pour gérer les traumatismes du passé – au niveau individuel et collectif – afin de (re)trouver le bonheur.
3. Pour construire une paix durable partant de l’individu et allant à l’ensemble de sa communauté et de son pays.
4. Pour bénéficier des bienfaits de sa culture et de sa religion en gardant sa liberté de jugement.
Domaine de compétence des élèves
de la formation
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Approfondissement des concepts et des connaissances acquises et mise en pratique dans les domaines d’activités de chaque participant : Centre Congolais de l’enfant et de la Famille (CCEF)
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Fédération nationale de la Jeunesse Protestante.
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Union Chrétienne Féminine de la RDC.
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Dirigeants de la Fédération Nationale des Femmes Protestantes.
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Direction du Personnel de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Professionnel et Para-professionnel (EPSP).
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Secrétariat Général du Ministère de l’EPSP.
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Association des Femmes Enseignantes pour le Développement.
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Syndicat Solidarité pour le Développement des Enseignants, Fonctionnaires et Agents para-étatiques.
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S.O.S. Traumatismes pour le Congo.
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Formateurs pour membres d’institutions et d’entreprises privées.
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Commission Justice et Paix. Droit humanitaire, des enfants, de la famille, du travail et pénal. Accompagnement judiciaire des personnes violées et en zones de troubles.
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Formateurs du personnel judiciaire pour la défense des droits de l’Homme.
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Formation de membres de partis politiques.
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Formation des Commissions Techniques pour l’aide aux femmes divorcées et aux filles-mères.
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Association pour l’éducation des enfants des rues et leur réinsertions, formation des éducateurs, formation professionnelle des Pygmées.
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Coalition des Femmes pour la Paix et le Développement.
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Association en lutte contre la pauvreté.
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Conduite de la formation continue (dès septembre 2010
3 semaines par année)
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Exercices de mise en condition (jeu de rôles) afin de supprimer les écueils de la communication avec les personnes à former ou à aider (acquérir une clarté et une précision de parole, la neutralité, la capacité à anticiper sur le but à atteindre, etc.).
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Approfondissement du suivi des enfants, des familles et des adultes dans le cadre de l’éducation non formelle pour les enfants et les jeunes.
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Études des programmations émotionnelles spécifiques des enfants des rues, suivi du travail des participants concernés.
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Approfondissement du suivi des personnes atteintes psychologiquement par les séquelles de la guerre et de la pauvreté : drogue et alcoolisme, viols de femmes et d’enfants, accompagnement des victimes et des bourreaux, violence conjugales et envers les enfants, Personnes porteuses du VIH.
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Renforcement des capacités à conduire des médiations (cadre familial, professionnel et société civile, justice, etc.).
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Renforcement des capacités à conduire des groupes de travail pour les femmes et les hommes, les couples, les familles, les communautés.
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Renforcement des capacités à enseigner par le biais de conférences ou de journées à thèmes tels que la colère, la peur, la violence, les problèmes de rejet et de communication, etc. Leurs conséquences sur les familles, les communautés et la société en général.
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Renforcement des capacités à créer des cours ou des écoles d’éveil philosophique pour les enfants : connaissance de leurs qualités et talents, compréhension de leurs problèmes émotionnels et travail de déprogrammation par des mises en pratique simples au quotidien (3 groupes d’âge de 6 à 20 ans).
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Projets-pilotes correspondant aux besoins du groupe de la formation pour une expérience commune.
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Visite des lieux de travail et rencontre avec d'autres intervenants.
Projets-pilotes en rdc et en afrique
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Au vu des résultats immédiats, Maker Mwangü Famba, Ministre de l'éducation de la RDC, demande officiellement que la formation ainsi que l'enseignement de Martine Libertino s'étende à l'ensemble du pays et serve de projet-pilote pour les pays d’Afrique.
Par ailleurs, des agences de coopération en charge d'autres pays en guerre ou sortant de conflits en suivent le déroulement.
Après le travail de base pendant les 9 jours de la Formation Initiale de Médiateurs pour la Paix, de février à mai 2010, la formation continue commence en octobre 2010. À chaque formation, Martine Libertino programme une journée sur le terrain auprès des élèves actifs dans le domaine institutionnel, religieux ou au sein d’une O.N.G., désirant commencer un projet-pilote dans le cadre de la formation.
de 2010 à 2011
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Des projets-pilotes à petite échelle dont la qualité de travail et l’expérimentation permettent un bilan à chaque formation continue et une extension dans tout le pays comme le demande le Ministre de l’Éducation, Maker Mwangü.
Les projets-pilotes sont mis en place et travaillés avec tout le groupe de la Formation de Médiateurs afin que chacun puisse s’enrichir des projets, de l’expérience et des bilans des autres.
Tous les thèmes cités ci-dessous ont été déjà abondamment traités et sont repris plus précisément en fonction des besoins, de l’efficacité des élèves et des projets élaborés. Quatre groupes de travail principaux :
Groupe Travail avec les enfants
Groupe Centre pour jeunes et adultes.
Groupe Réflexions à thèmes et conférences
Groupe Médiations de couples et familiales
en 2012, dix projets-pilotes en cours
Actuellement, dix projets-pilotes sont en cours dans les domaines suivants :
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Centre pour enfants des rues : agrandissement du jardin potager et création d'un poulailler.
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Centre de coupe et couture : deux sont déjà en fonction dans différents quartiers, un troisième doit s'ouvrir bientôt avec un centre d'élevage. Chaque ONG, créant un centre d'élevage, bénéficiera d'un enseignement spécifique sur le traitement et le respect des animaux. Elle signera une charte dans laquelle elle s'engagera à mettre en application les termes de l'enseignement reçu.
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Ecole d'éveil philosophique : deux sont déjà en fonction pour les jeunes. Une troisième pour les enfants de six à onze ans doit voir le jour.
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Parrainage de familles spirituelle : ce projet doit permettre à des familles et à certains enfants des centres de vivre ensemble grâce à un travail spécifique de déprogrammation des séquelles de l'abandon et à l'enseignement des cinq valeurs fondamentales. La famille suivra le même enseignement que les enfants. Nous ne parlons plus d'adoption mais d'un chemin suivi ensemble sans obligation de se considérer comme des parents mais comme des guides et des amis.
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Panneaux éducatifs pour enfants des rues : l'ONG va à la rencontre des enfants des rues pour faire la classe. L'objectif est d'ajouter cinq panneaux éducatifs sur une structure déjà créée afin d'enseigner les cinq valeurs fondamentales pour aider les enfants à s'aimer et, ainsi, à intégrer un centre et le système scolaire.
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Village écologique pour les Pygmées : la création d'un village écologique autonome permettrait aux Pygmées de vivre en autarcie. Un enseignement sur les cinq valeurs fondamentales les incite déjà à prendre conscience de leur valeur et de leurs droits.
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Centre de médiations et d'études des droits de l'Homme : selon ma philosophie et mon ouvrage traitant de ce sujet (Sauver notre société, utopie ou réalité aux Editions Duchamps) : un premier centre doit s'ouvrir dans les mois à venir.
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Centres de médiations et d'étude pour l'aide aux violeurs potentiels et aux femmes violées : doit voir le jour dans le bas-Congo.
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Centre de réhabilitation de jeunes congolais de douze à dix-huit ans : ce centre de mineurs existe déjà. Il aide les jeunes à prendre conscience de leurs erreurs afin de leur éviter l'emprisonnement et de côtoyer des grands délinquants et des criminels. L'étude des cinq valeurs fondamentales, de leurs programmations émotionnelles et la découverte de leur valeur seront autant d'atouts les aidant à retourner dans leur famille. L'argent pour introduire cet enseignement et former les éducateurs manque.
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Projet "To petola Mboka" en lingala, en français : "Rendons notre ville propre" : ce projet vise à créer un lieu de nettoyage, de récupération des déchets et de triage (papiers, plastique, fer blanc, alu, etc.) dans un quartier qui servira de projet-pilote. Nous voulons faire travailler les jeunes afin qu'ils puissent en tirer un revenu, sensibiliser et faire participer la population. Les travailleurs seront formés professionnellement mais également aux valeurs fondamentales.
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action de l'association duchamps-libertino
Dans chacun des projets, Martine Libertino et les participants à la formation créent des programmes d'enseignement, spécifiques aux problématiques des personnes ou des communautés concernées. Dans sa lettre aux membres de l'Association, Martine Libertino s'exprime ainsi :
".. Premier blian
L'une des souffrances de l'Afrique est sa dépendance à l'Occident et les problèmes qui en résultent : perte de dignité et de confiance en soi, passivité, découragement et manque de clairvoyance envers ses véritables besoins. Pendant ces deux ans de formation, les participants ont appris à supprimer leur colère au profit de la détermination, à s'aimer, à prendre conscience des programmations de l'inconscient collectif de leur pays, des difficultés qui en découlaient et à agir en vue de les éradiquer .."
".. Deuxième bilan
Lors de mon dernier voyage, en mars 2012, de nouveaux projets ont vu le jour en fonction des besoins vitaux du Congo. Il apparaît que chacun des programmes est freiné par le manque de revenu, une aide financière extérieure inadéquate, l'opportunisme d'un propriétaire pouvant détruire les fruits de plusieurs années de travail, etc.
Un exemple : la mort inacceptable de 3 bébés dans un centre d'enfants des rues. L'ONG européenne, sensée les soutenir, finance des enquêtes dans le but de savoir si les enfants peuvent être adoptés au détriment de la nourriture et des frais médicaux dont le montant est une misère. Les "mamans" et les éducateurs travaillent sans solde depuis de nombreuses années, se sacrifiant sans voir l'horizon s'ouvrir. Pourtant, ils sont toujours là .."
Ces bilans ont conduit Martine Libertino à faire intervenir l'Association Duchamps-Libertino dont elle est la conceptrice et la Présidente afin de trouver des fonds pour l'autonomisation totale de chaque projet.
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trois objectifs absolus
Chaque projet doit répondre à trois objectifs absolus : l'enseignement de ma philosophie et des valeurs fondamentales conduisant un être humain à construire pour son bonheur et celui de son entourage, générer des revenus pour une entière autonomie dont l'objectif sera à cours ou moyen terme une indépendance totale sans besoin d'aide extérieure, enfin, multiplier ces programmes et ces initiatives dans tout le Congo, voire dans d'autres pays d'Afrique.
Dans la plupart des projets, nous devons faire l'acquisition de terrains, construire des lieux de travail, des poulaillers, des centres d'élevage de porcs, des jardins potagers, planter des arbres, acheter du matériel scolaires, etc.
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