Martine Libertino s’exprime ainsi :

Dans le développement de tout être humain, l’éducation revêt une importance fondamentale. Elle façonne le caractère d’un enfant, son idéal, sa vision de lui-même, de ses proches et de la société qui l’entoure. Ses parents, comme ses enseignants, le guideront à découvrir les traits de sa personnalité, les talents dont il pourra profiter et les écueils découlant de ses problèmes émotionnels.
Mais leur travail ne sera pas complet s’ils ne lui inculquent pas l’amour et le respect de lui-même.
Seule cette condition le rendra heureux, motivé, capable d’assumer plus tard son rôle d’adulte et de contribuer au devenir d’une société juste, pacifique et équilibrée dont notre monde a tant besoin.

À voir et à écouter

Dans Historique de l'Association : voir pétition et articles de presse et Affiches et conférences sur l'éducation.
Affiche séances d'information.
Photo conférence à l'Uni-Mail avec Fabienne Lagier, Mathieu Boillat. Modératrice : Irma Danon, Journaliste Radio Lac : écouter le Mag de Irma Danon

Radio Cité : l'émission Cité Culture de Jacques Magnol

Vidéo : interview de Martine Libertino sur l'École d'éveil
Les thèmes traités :

Le travail des animateurs.

Pourquoi l’École d’éveil philosophique ?

Vous préconisez une collaboration entre les parents et les animateurs au sein de l’École d’éveil. Pourquoi cette collaboration est-elle nécessaire?

À plusieurs reprises, vous avez parlé des parents comme guides.

Comment peuvent-ils devenir des guides ?

Quel regard portez-vous sur les jeunes d’aujourd’hui ?

Que pensez-vous de la crise de l’adolescence? Existe-t-elle ou est-elle construite ? Quel est votre opinion à ce sujet ?

Dans les cours d’éveil : trois classes d’âge dont celle de 6 à 11 ans. Comment se passe l’enseignement avec cette dernière ?

Pouvez-vous nous parler d’un personnage du conte représentant une personnalité à laquelle les enfants peuvent s’identifier ?

Et pour les autres classes d’age, comment se passe l’enseignement ?

Les cours de l’école se dispensent à raison d’une fois par mois à raison de deux heures. Pourquoi avoir choisi cette formule?

À la fin de l’année, lors du dernier cours, vous faites un bilan en présence des parents. Quel est votre objectif et comment cela se passe-t-il ?
 

pourquoi l'école d'éveil philosophique

En 1980, Martine ressent les effets de sa vocation et ne peut qu'y obéir. Ses dons lui permettent d'aider ceux qui souffrent et, malgré sa passion de la peinture dont elle exerce le métier, elle répond aux demandes des personnes qui la solicitent.
Ses premières expériences la conduisent à soigner les symptômes physiques, puis très rapidement, elle est appelée à comprendre que le corps n'est que le témoin de l'âme. Tout naturellement, elle arrête les soins pour se consacrer aux entretiens par lesquels elle aide ses patients à découvrir les causes de ces symptômes et à utiliser des techniques de travail afin de déprogrammer leur subconscient. Sa prise de conscience ne s'arrête cependant pas à cette démarche. Au fil des années, elle voit les progrès de ses patients et constate également leurs risques de dépendance envers une théraphie. Plus intéressant encore, la limite d'âge des personnes qui la consultent baisse et les hommes sont de plus en plus nombreux. La maladie motive moins le désir de consultation qu'auparavant et un mal-être psychologique, des questionnements sur leur vie personnelle ou professionnelle motivent de plus en plus une demande de consultation.
Elle comprend en outre que la société s'individualise et que le futur est proche où chacun bénéficiera d'une plus grande faculté de se prendre en charge. C'est alors qu'elle crée les cours de philosophie de vie afin que chacun puisse s'ouvrir à sa personnalité, la comprendre et l'exercer dans tous les domaines de sa vie. Ce développement personnel permet à l'Homme de penser à lui individuellement et à son entourage proche.
Dans les années 1990, nouvelle prise de conscience : les adultes ne peuvent espérer améliorer le futur de leurs enfants s'ils ne les incitent pas à faire ce travail dès leur plus jeune âge. La paix sur la Terre ne sera qu'à ce prix. C'est ainsi que l'éducation devient sa priorité et, qu'après avoir essayé de convaincre enseignants et pouvoir public, elle crée l'Ecole d'éveil philosophique qui voit le jour en 2006.
Les années 2000 lui permettront d'amplifier ce mouvement mais la rendront encore attentive au fait qu'un enfant ne peut recevoir un enseignement philosophique et appprendre à s'aimer que si ses parents lui en donne l'exemple et l'incite à suivre ce chemin.
En 2010, elle sait que cet enseignement doit toucher toutes les couches de la société, les jeunes et les adultes de toutes conditions et de toutes cultures. Elle l'exprime ainsi :

Aucun thérapeute et aucun enseignant ne remplaceront jamais un père ou une mère. Malgré les apparences, nos enfants ont leur regard posé sur nous et attendent que nous leur enseignions la vie avec un grand V. Ils veulent rêver avec nous et, avec nous, rire de leurs et de nos faiblesses.
Dans ces conditions, une école d'éveil philosophique telle que celle de notre Association ne sera véritablement reconnue que lorsque les parents se feront partie prenante du travail émotionnel de leurs enfants et accepteront de les accompagner dans leurs démarches par leurs propres remises en questions.
L'École d'éveil philosophique se doit d'être une ouverture sur l'amour de soi et des autres ainsi que sur une nouvelle conscience du Monde dans lequel nous serons, toutes cultures confondues, solidairement unis.

La Liberté

Ayant eux-mêmes subi une éducation répressive, de nombreux adultes éprouvent actuellement le besoin de respecter l’autonomie et les besoins de leurs enfants mais ils tendent souvent à confondre liberté et laxisme. Cet état d’esprit venant pourtant d’un bon sentiment charge l’enfant d’un fardeau inapproprié, celui d’assumer des choix qui ne correspondent pas à son niveau de maturité. Cette mauvaise interprétation de la liberté ne rend pas les enfants responsables, elle les amène au contraire à devenir faibles et égoïstes et les prive en outre de la possibilité, pourtant vitale pour leur bonheur, d’admirer et de respecter les adultes censés les guider.
Forte de sa longue expérience de consultations thérapeutiques individuelles et familiales et ensuite, par les résultats de son enseignement, Martine Libertino a acquis les preuves que dès leur plus jeune âge les enfants sont capables de comprendre leurs difficultés émotionnelles et d’utiliser les techniques de travail mises à leur disposition.

Ouvrages et actions

Dans l’ouvrage Réflexions sur l’éveil philosophique de nos enfants Martine Libertino a consigné ce savoir. Elle explique aux parents et aux enseignants comment comprendre et guider les enfants.
Alarmée par les souffrances grandissantes de la jeunesse et par le sentiment d’incapacité des adultes, Martine Libertino et l’Association organisèrent en 2002 différentes actions afin d’interpeller les autorités publiques et de demander que des cours d’éveil philosophique soient donnés systématiquement dans les écoles.

École pour enfants et adolescents

Face à leur désintérêt, Martine Libertino conçut l'École d’éveil philosophique pour enfants et adolescents. Comme son nom l’indique, l’école consiste à rendre les enfants conscients de leur idéal, de leur pouvoir, et de leurs responsabilités envers leur bien-être à venir et envers leur entourage et la société. Pour l’instant, les cours sont dispensés en Suisse romande à raison d’une fois par mois en dehors des structures scolaires. Ils sont donnés par des animateurs ayant bénéficié de la Formation de médiateurs de Martine Libertino et devant répondre aux articles d’un code de déontologie. Les éducateurs sont également suivis dans le cadre de la formation continue et de la spécialisation pour animateurs.

Les troubles psychiques et les enfants

Au cours de ses vingt-cinq ans de pratique thérapeutique puis d’enseignement, Martine Libertino a accompagné de nombreux enfants, et adolescents “souffrant” de troubles psychiques, ainsi que leur famille. Ces personnes étant suivies par des thérapeutes, elle eut très souvent l’occasion de constater les différences fondamentales entre son approche et celle des professionnels tels que psychiatres ou pédopsychiatres.
Sans vouloir généraliser, elle constata cependant que, dans la plupart des cas, tout en accompagnant leur traitement d’une lourde prise de médicaments, ces derniers s’attachaient plus à soigner les symptômes de leurs patients que les causes profondes des peurs et des colères qui les faisaient souffrir.

Approche de Martine Libertino

Avec le temps et la détermination à suivre sa vision, Martine Libertino eut la preuve que conduire une personne à comprendre son fonctionnement intérieur, lui apprendre à utiliser son pouvoir et à éduquer son subconscient, lui offrir des techniques de travail quotidiennes et l’opportunité de réconciliation avec son idéal et sa dignité portaient de meilleurs fruits.
Encouragée par les progrès des enfants, adolescents et jeunes adultes mettant en pratique les principes de sa philosophie et par l’intérêt de plus en plus manifeste des parents, enseignants et thérapeutes suivant son enseignement, Martine Libertino continue de remettre en questions certaines pratiques et conventions exerçant encore leur emprise sur le champ de la psychiatrie.
Plusieurs d’entre elles, notamment dans le traitement des enfants et adolescents souffrant prétendument de troubles du comportement tels que l’hyperactivité, le déficit de l’attention et autres psychoses constituent de véritables menaces pour ces derniers, pour les générations futures et pour la société.

Martine Libertino écrit également :

Les problèmes psychiques sont en effet trop coutumièrement considérés comme des maladies et notre société traite souvent le patient en malade mental inexorablement victime de cette affection pour le reste de son existence. Une personne, présentant des symptômes de névrose ou de psychose, se comportera en effet d’une manière irrationnelle, présentera parfois des troubles confusionnels accompagnés de visions effrayantes faisant naître angoisses et agressivité.
Dans la majorité des cas, son extrême sensibilité, liée à sa crainte d’assumer la vie, l’incitera à rester imperméable aux règles de la bienséance. Dans son entourage social et familial, ce comportement éveillera alors incompréhension, inquiétude et culpabilité, et à la longue fuite et rejet.
Allons-nous considérer les symptômes de ce patient et le traiter en malade – ce qui engendrera obligatoirement prise de médicaments et mise à l’écart de la société – ou serons-nous assez ouverts pour comprendre que ces symptômes ne sont que les résurgences d’un déséquilibre d’ordre émotionnel trouvant son origine dans son subconscient où, depuis sa plus tendre enfance, il puise peurs et colères ?
En lui expliquant les causes de son mal, nous l’aiderons à relativiser l’incohérence de son attitude, à découvrir les aspects de sa personnalité ayant provoqué ces déficiences.
Soigner ses symptômes équivaudra à enrayer provisoirement sa douleur. Elle se propagera plus loin, le laissant frustré et affaibli. Traiter les véritables causes de son mal l'aidera par contre  à guérir le mal-être de son âme en éduquant ce subconscient dont il se croyait l’esclave.

À consulter

Affiche de la conférence sur Les entendeurs de voix organisé par le REV
Article de Christofle Koessler dans le Courrier Entendre des voix n'est pas une maladie
Dans Philosophie et santé :
De Sa vision de la psychiatrie et les troubles du comportement jusqu'à l'hyperactivité et la déficience d'atttention.
Conférences et débats

ouvrages de martine Libertino

Réflexions sur l'éveil philosophique de nos enfants à l'usage des parents et des enseignants 2002 et 2007, Tome 1 - Tome 2
Les contes imaginaires de Jonathan, 2002

 

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