Qu'est-ce que la foi ?

Dans notre civilisation, l’esprit de réflexion a pris le pas sur l’attitude simple de celui qui sait. Et celui qui sait, s’il possède la foi, ne cherche pas à savoir. Son assurance même le convainc du bien fondé de ce qu’il sait.
L’Homme étant libre de penser et d’agir est également libre d’avoir des convictions, justes ou fausses qui imprègneront son jugement. En fonction de la majorité, celui qui sera différent ne sera pas reconnu.
Malgré sa différence et afin de se rassurer, il éprouve le besoin de s’identifier à un groupe, à un mouvement, à un idéal lui prouvant qu’il ne sera pas seul.
La dualité qui en découlera l’induira en erreur sur les conséquences de cette dépendance à l’égard de ceux auxquels ils s’attachent.
L’Homme ne peut refuser sa liberté totale d’être. Sa puissance de l’exprimer est également à l’image de celle des Êtres qui, animés par une foi solide en leur pouvoir, réussissent toujours ce qu’ils entreprennent.

Ainsi, la Foi ne peut aller sans la liberté.

Ne croyons pas que la dualité nous rend plus réceptifs au monde qui nous entoure. Au contraire, elle nous ferme à notre entourage et à l‘intelligence vive d’un monde de connaissances dont nous n’avons pas encore une idée précise. Elle nourrit une peur ancestrale dont nous sommes la proie consentante.

Notre première liberté sera celle que nous éprouverons à l’égard de notre émotivité.
Notre première compassion sera celle que nous éprouverons envers les souffrances que nous nous infligeons.
Notre premier sentiment d’amour sera celui que nous éprouvererons à l’égard de la Vie et du temps nous conduisant légèrement vers tout ce dont nous avons besoin.
Notre première sagesse sera celle que nous éprouverons envers ce que nous voyons et ce que nous croyons, que nous apprendrons à relativiser, car ces choses n’existent que parce que nous leur donnons de l’importance. Ainsi, nous les faisons vivre.
Notre premier choix d’égalité sera de prendre, sans jugement, la main de tout ceux que nous ne comprenons pas.
Notre premier choix d’individualité sera celui – sans doute ni peur du rejet – d’être Soi, entièrement Soi, refusant de jouer le rôle que nous nous infligeons par peur du ridicule, par peur de ne pas être aimés, par peur d’être égoïstes ou de ne pas paraître ce que nous voudrions être.

Orgueil ou dignité

La dignité se définit par l’humilité qui permet de se voir tel que l’on est, par la confiance qui permet d’agir sans crainte et par la fermeté qui permet d’attirer le respect. Pour celui qui la pratique, la dignité fait naître assurance et paix.
L’orgueil se définit par la vulnérabilité qui engendre la peur, par l’agressivité précédant le conflit et par le désir de paraître entraînant égoïsme et convoitise.

L’orgueil est l’instigateur de notre souffrance..

Ta peur de l’inconnu te conduit à te méfier de ce que tu ne peux comprendre ou contrôler par le raisonnement. Tes doutes te ferment aux plaisirs de la découverte. Tu refuses de te tromper et cela contrarie ta joie de nouvelles actions. En acceptant humblement d’être pris en faute ou de faire une erreur, tu ne perdras jamais ta dignité mais acquerras la certitude que l’inconnu t’offre la possibilité de prendre conscience de la valeur de tes choix.

Les problèmes des autres et de ceux que nous

aimons

L’Homme ne souffre des problèmes des autres que parce qu’il souffre des siens.
L’Homme se révolte des problèmes des autres que parce qu’il n’est pas libéré de sa propre colère.
Lorsque l’Homme ne trouve pas le temps d’aider ceux qui souffrent, il fait preuve d’indifférence.
Sait-il alors qu’en oubliant le Monde, il oublie sans le savoir sa propre destinée ?
Lorsque tu ne veux ou ne peux montrer ton cœur à celui qui souffre, lorsque tu n’exprimes pas ta compassion, même si tu veux être solidaire, l’autre ne le saura jamais..

Face à la négativité de l’autre, tu déploieras des montagnes de savoir, tu chercheras à le convaincre d’aimer la vie, tu refuseras tes découragements soudains. Un jour pourtant tu devras, toi, voir la vérité en face. Peux-tu sauver ce qui ne veut pas l’être ? N’es-tu pas en train d’imposer ce qui est ta propre motivation. L’autre n’en voit pas l’utilité. Il est seul juge de sa destinée. N’oublie pas par contre que de la tienne, c’est toi qui en est responsable !

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