Extraits :
Depuis de nombreuses années, les problèmes de l'enfance tardent à se résoudre car le monde des adultes ne comprend peut-être pas à quel point nos enfants nous ressemblent et, surtout, à quel point leurs souffrances sont semblables aux nôtres. De ce fait découle un malentendu tendant à devenir chronique, à savoir que le monde de l'enfance ne peut être compris que par des spécialistes. Acceptant cette théorie, ne risquons-nous pas de faire preuve de laxisme et les parents ne se croyant pas à la hauteur ne laisseront-ils pas le soin de prendre en charge les questionnements et les révoltes de leurs enfants? Quant aux enseignants, ne pouvant résoudre les difficultés de leurs élèves, spectateurs de problèmes qui leur échappent, ne se borneront-ils pas à donner leur enseignement, perdant leur enthousiasme et leur désir de transmettre un savoir si utile à l'élévation culturelle de notre société? Aussi est-il temps de se questionner sur les causes de ce mal. Pourquoi les violences en milieu scolaire et la dépression de l'adolescence? Pourquoi la boulimie, l'anorexie surgissant à l'aube d'une vie d'adulte? Pourquoi les suicides, la drogue et l'alcoolisme détruisent sous nos yeux aterrés les enfants issus de notre chair? Pourquoi tout simplement l'incompréhension et la douleur des conflits que l'on nomme pudiquement "les conflits de génération"?
Mais les problèmes inhérents à la violence intérieure des enfants soumis à la colère, à la peur, au manque de confiance et d'amour, au mépris de leurs besoins fondamentaux d'une société trop pressée pour s'attarder sur les causes d'un mal dont on soigne depuis trop longtemps les symptômes, pourraient être canalisés dans une réflexion commune entre enseignants et enfants. Cette réflexion portée sur la possibilité d'un échange et d'une force partagés en vue d'améliorer les compétences de chacun dans tous les domaines, y compris celui de la découverte des potentialités réelles de chaque personnalité. À long terme, un travail continu aiderait les enseignants à retrouver des classes homogènes dans lesquelles les enfants se sentiraient peut-être plus motivés pour un parcours de leur vie mieux compris.

Endiguer la violence intérieure provoquée par la souffrance est un devoir. Il incombe aussi bien aux parents qu'aux enseignants. La vie de notre société, sa cohésion et le destin de nos enfants en dépendent. Mais notre bonheur à nous n'en dépend-il pas? Car notre regard aujourd'hui sur le monde de l'enfance ne peut souffrir de voir la pureté se ternir, le rêve s'évaporer. Devant un tel désarroi, chaque adulte se sentirait trop démuni. Il deviendrait la proie d'une culpabilité et d'une angoisse alimentant sa part de faiblesse. Nous, parents et éducateurs, avons les moyens de rendre nos enfants heureux.
Martine Libertino

Réflexions sur l'éveil philosophique de nos enfants – Tome I

À l'usage des parents et des enseignants

Extraits de l’ouvrage lus
(À venir)

ISBN 2-9700109-5-X
En français
1ère édition
Dimensions : 235/160
98 pages reliées
Page de couverture :
Sophie Jaton
Graphisme :
Martine Libertino
Dépôt légal : jan. 2002

CHF. 27.- / Euros 25

À consulter

Affiche conférence-débat à l'Hôtel Elite à Bienne

Article Journal Marie-Claire

Article Journal du Département de l'Instruction Publique
du Canton de Genève

Pour commander

Powered by Ollea